Les Heures chaudes de Montparnasse

J’ai écrit cette analyse pour le site DVDClassik il y a quelques années déjà. Depuis, on en voit parfois des morceaux traîner dans les critiques du net. Voici donc mon texte original en version intégrale.

L’Histoire

En 1905, au salon d’automne, le critique d’art Louis Vauxcelles vitupérait contre les œuvres de Derain, Matisse, Vlaminck qui avaient fait de la salle VII une « cage aux fauves ». À Montmartre en 1907, Picasso déroutait ses compagnons du Bateau-Lavoir avec son Bordel philosophique, œuvre rebaptisée ensuite les Demoiselles d’Avignon et qui fut le détonateur de la révolution cubiste. Ces artistes qui effrayaient les critiques d’art étaient venus à Paris, de tous les horizons et de tous les milieux, attirés par les maîtres de la peinture moderne, les Degas, Gauguin, Renoir et surtout Cézanne. En grande majorité trop pauvres pour résider à Montmartre, l’acropole parisienne de l’avant-garde de la génération précédente, ils se sont installés dans l’ancien faubourg populaire du Montparnasse (annexé en 1860 par la municipalité, il se situe à cheval sur le VIe, le XIVe et le XVe arrondissement, entre le carrefour Vavin et l’avenue du Maine). Avec les remous de l’histoire du premier XXe siècle, l’afflux des artistes étrangers – notamment de ceux qui fuyaient les pogroms, les révolutions, ou les climats intellectuels rigides de nationalisme ou de censure – contribua à faire de Montparnasse la « Mecque internationale de l’art », haut lieu de toutes les ruptures modernistes. Dans les années 1920, l’âge d’or se poursuivait avec Dada puis le surréalisme… Montparnasse – réalisant la promesse contenue dans son nom – était tout simplement devenu le cœur de la vie intellectuelle et artistique de la capitale et les Montparnos une communauté internationale désormais aussi réputée pour son mode de vie et ses fêtes extravagantes que pour son art. Elle ne survécut cependant guère à l’occupation qui vida le quartier de ces artistes jugés dangereux pour la culture européenne. À la Libération, la vie passionnée s’était déplacée à Saint-Germain et Montparnasse entama sa lente mutation en quartier des affaires.

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Le « plan-papier », un moyen d’améliorer la réalisation de diaporamas par les élèves.

Parmi les mises en activité possibles des élèves, la présentation est un exercice aux potentialités très fortes ; c’est un exercice qui mobilise de très nombreuses capacités, d’analyse comme de synthèse, et dont les enjeux sont multiples. On peut décomposer le processus en quatre temps principaux.

– L’enquête. Les élèves doivent s’approprier le sujet de leur présentation à partir d’un dossier documentaire, d’une liste de sources, d’études, etc.

– Le choix et la conception d’un support de présentation qui rassemblera les éléments principaux.

– La réalisation du support et l’organisation de la parole lors de la présentation.

– La prestation devant la classe.

Dans cet article, je vais me concentrer sur le deuxième temps : la conception du support lorsque ce support est un diaporama. Je présente ici une démarche possible à laquelle j’ai trouvé de nombreux avantage pour surmonter quelques écueils propres à l’outil. Je vais commencer par recenser les principales difficultés auxquelles sont confrontés les élèves, la classe dans son rôle d’auditoire et les professeurs chargés d’évaluer la présentation lorsqu’elle est appuyée sur un diaporama.

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